Depuis mars 2020, l’État offre l’accès à des formations dans des filières actives. Ce dispositif mobilise 1,4 milliard issus de divers fonds publics et crédits d’urgence. L’inscription aux cours demeure totalement gratuite pour les citoyens français éligibles. Etes-vous en reconversion professionnelle ou à la recherche d’un emploi ? C’est une opportunité à saisir.
En 2026, l’État finance un large éventail de formations dans des secteurs stratégiques comme le numérique, la transition écologique, la santé et la sécurité au travail. Soutenus par des dispositifs spécifiques, ces parcours peuvent être pris en charge jusqu’à 100 %. Ils représentent des opportunité rares pour réaliser ses ambitions de carrière aisément.
Se former et évoluer grâce au soutien de l’État avec son compte CPF
Tout au long de leur parcours, les actifs ont la capacité de mobiliser leur Compte Personnel de Formation pour faire valoir leurs droits à l’apprentissage. Ce mécanisme s’applique dès l’entrée sur le marché du travail et reste valide jusqu’à la liquidation de la retraite. Toutefois, afin de limiter les dépenses publiques, l’État exige désormais une contribution financière de la part des salariés bénéficiaires.
Depuis le 1er janvier 2026, les cursus soutenus par les fonds publics imposent un règlement forfaitaire de 103,20 € par session. Néanmoins, certaines situations spécifiques offrent une dispense de ce paiement. Ainsi, les demandeurs d’emploi ainsi que les dossiers pris en charge intégralement par un employeur profitent d’une gratuité totale. Cette mesure a pour vocation d’encadrer les coûts budgétaires et garantit en parallèle l’accès à l’éducation continue pour les citoyens
Formation gratuite du gouvernement : une promesse d’embauche

Toutes les formations gratuites que propose le gouvernement s’associent à une future embauche. En réponse aux recommandations de l’association Solidarité nouvelle face au chômage, l’État est en phase de multiplier les formations dans le cadre des AFPR (formations préalables au recrutement) ainsi que des POE (Préparations Opérationnelles à l’Emploi). Pour la plupart, ces cours se destinent aux chômeurs et visent à les aider à se préparer à une prise de poste rapide.
Le principe est de fournir des formations en situation de travail pour garantir l’embauche immédiate du bénéficiaire au sein d’une entreprise. L’apprentissage d’un métier s’effectue sur la ligne de production ou situation de travail identique à celle des salariés déjà en contrat. Et ce, avec le soutien d’un mentor issu de l’entreprise ou d’un accompagnateur pédagogique.
Les catégories de cursus financés par les pouvoirs publics
Les cours à distance figurent parmi les options disponibles. Pourtant, il y a aussi des parcours longs dispensés en présentiel, tels que les formations en alternance via le contrat de professionnalisation. Ce dispositif combine l’enseignement théorique et la pratique professionnelle au sein d’une entreprise.
Les conditions d’accès aux contrats en alternance
L’admission requiert la validation de certains critères précis. Effectivement, pour prétendre à ces cursus, il faut se trouver dans l’une des situations suivantes :
- Avoir un âge compris entre 16 et 25 ans ;
- Être inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi pour les profils de plus de 26 ans ;
- Percevoir des minima sociaux comme le Revenu de solidarité active (RSA), l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) ou l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) ;
- Détenir un contrat unique d’insertion.
Pour cela, l’apprenant doit obtenir le statut de salarié contractuel CDI ou CDD au moment de l’inscription. De plus, si la durée de la professionnalisation s’étend parfois de 24 à 36 mois pour des publics spécifiques, la rémunération fluctue selon l’âge du bénéficiaire.
Quelles formations couvrent les dispositifs de financement du gouvernement ?
Les dispositifs de financement de l’État prennent en charge un large éventail de formations. À savoir, les cours enregistrés au Répertoire National des Certifications Professionnelles ou RNCP. Certaines formations permettent d’obtenir une certification à l’issue des cours. D’autres, comme celles qui ciblent des compétences en informatiques, en mathématiques et en langues, etc. sont diplômantes.
Mis à part les cours susmentionnés, le gouvernement finance aussi la formation de type VAE ou Validation des acquis de l’expérience.
Points à connaître sur la VAE
Grâce à la VAE, vous pouvez avoir des titres, des certifications inscrites au RNCP ou des diplômes. L’accompagnement à la VAE s’adresse notamment aux personnes ayant au minimum 3 ans d’expérience dans une profession en lien avec la certification ciblée. Prévues pour acquérir un socle de connaissances sur des thématiques diverses, ces formations peuvent se suivre en présentiel ou à distance.
Les professions avec un bon taux de retour à l’emploi
Pour mieux orienter les demandeurs d’emploi, France Travail a dressé la liste des métiers offrant le meilleur taux de retour à l’emploi après une formation. Ces métiers appartiennent à des secteurs divers dont :
- Le télétravail,
- Le télé secrétariat,
- Le transport scolaire,
- Le thalasso-thermalisme,
- Le recrutement,
- Le verre,
- La maroquinerie,
- Les travaux ferroviaires,
- L’assurance.
Comment bénéficier d’une formation gratuite du gouvernement ?
Les formations gratuites soutenues par l’État sont généralement gérées par France Travail. Elles sont toujours accompagnées d’une fiche pratique indiquant l’organisme, les conditions d’accès, la durée, le type de validation et le financement prévu. Nous vous invitons à visiter la page « Trouver ma formation » sur le site officiel de France Travail à cet effet.
Un fois sur le site, sélectionnez la formation qui vous intéresse en introduisant le mot-clé adéquat. Si vous voulez, vous pouvez faire appel à un interlocuteur privilégié France Travail pour avoir de plus amples informations sur votre choix. C’est cette personne qui se charge de la validation de votre inscription.
Ce conseiller est aussi en mesure de vous apporter des conseils à propos du rythme de formation adapté à votre situation. Si vous n’êtes pas inscrits à France Travail, vous pouvez directement prendre contact avec l’organisme formateur de votre choix.
Se former gratuitement auprès des partenaires du gouvernement

Vous pouvez faire valoir votre droit à une formation gratuite du gouvernement auprès de certains organismes formateurs partenaires de l’État : le FUN ou le GEN.
Le partenaire de formation France Université Numérique (FUN)
Les FUN est un Groupement d’intérêt public qui fait bloc avec l’écosystème des universités, grandes écoles, centres de recherche et agences d’État. Ensemble, il œuvrent pour développer des services numériques souverains dédiés à l’éducation.
Le FUN se distingue par une offre de formation continue avec un catalogue massif de MOOCs qui permet de monter en compétences en ligne, sans les contraintes d’un cursus classique. La plateforme rayonne aujourd’hui bien au-delà de l’Hexagone en attirant des apprenants aux quatre coins du globe.
En 2026, elle diffuse toutes sortes de cours axées sur les formations à l’ère de l’intelligence artificielle en management, sur la vie de l’entreprise, l’entrepreneuriat, et la digitalisation des métiers.
La Grande École du Numérique
GEN ou la Grande École du Numérique a vu le jour en 2015. Il s’agit également d’un groupement d’intérêt public constitué d’acteurs dans le privé et dans le public. Son objectif est de répondre efficacement aux besoins en compétences, notamment, dans les professions en rapport avec le digital. Cependant, la GEN ambitionne aussi de favoriser l’insertion sociale et professionnelle des personnes éloignées de l’emploi en leur permettant de bénéficier d’une formation gratuite financée par le gouvernement.
Il y a deux principaux enjeux auxquels la GEN s’attache à répondre. Il s’agit de l’évolution des compétences numériques des entreprises françaises et l’insertion professionnelle des publics prioritaires. Ce sont les habitants (surtout les femmes et les jeunes) des quartiers prioritaires d’une ZRR ou zone de revitalisation rurale. La GEN prodigue ainsi des centaines de formations accessibles à tous, sans prérequis spécifique ni contrainte sociale ou économique.
Les formations gratuites en Cybersécurité via CPF en 2026
La cybersécurité reste l’un des domaines les plus soutenus par le gouvernement via le Compte Personnel de Formation (CPF). Et ce, avec une offre élargie qui couvre tous les niveaux : de l’initiation aux cursus d’expertise. Ces formations permettent aux salariés, demandeurs d’emploi ou personnes en reconversion d’acquérir des compétences immédiatement valorisables sur le marché. En outre, elles sont souvent accessibles à distance ou en alternance,
Les parcours les plus demandés incluent les fondamentaux de la cybersécurité, le titre de Technicien systèmes, ainsi que le réseaux & cybersécurité. Il y a également les spécialisations comme Analyste SOC, Concepteur Développeur en cybersécurité (RNCP 6) ou Manager en cybersécurité, labellisé ANSSI.
Des formations de haut niveau, comme le Master cybersécurité (ESNA) ou les certificats d’Architecte en cybersécurité (RNCP38140, SecNumEdu FC) sont aussi disponibles. Elles s’adressent notamment aux profils souhaitant piloter ou concevoir des systèmes de défense avancés. Toutes ces formations sont certifiantes, reconnues par l’État et inscrites au RNCP. Ce qui garantit une employabilité directe.
Ces formations sont d’ailleurs consultables sur le site officiel du CPF, via le mot-clé “cybersécurité” donnant accès aux programmes finançables à 100 %. Le CPF rend la cybersécurité plus accessible que jamais en 2026. Chacun aura ainsi la possibilité de se former gratuitement à une profession très demandée.
Les 15 formations gratuites proposées par le gouvernement
L’État soutient l’apprentissage dans des secteurs porteurs pour faciliter le retour à l’emploi. Voici une sélection de parcours souvent pris en charge à 100 % :
- Développeur web et web mobile
- Assistant de vie aux familles
- Technicien d’assistance informatique
- Gestionnaire de paie
- Conducteur de transport routier de marchandises
- Secrétaire comptable
- Installateur de panneaux photovoltaïques
- Auxiliaire de puériculture
- Négociateur technico-commercial
- Plombier chauffagiste
- Expert en cybersécurité
- Fleuriste
- Community manager
- Aide-soignant
- Boulanger
Ces cursus répondent à une forte demande sur le marché du travail actuel. Effectivement, les pouvoirs publics ciblent prioritairement les métiers en tension afin de garantir une insertion rapide après l’obtention du diplôme. Par ailleurs, la gratuité dépend souvent de la validation du projet par un conseiller France Travail ou d’un financement via le Plan d’Investissement dans les Compétences. N’hésitez pas à vérifier votre éligibilité pour votre région et statut actuel.
Foire aux questions
Qui peut profiter de ces cursus gratuits
Ces formations ciblent les jeunes vulnérables ou ceux qui ont quitté l’école trop tôt. Le projet LVDA à Fianarantsoa forme par exemple 24 jeunes en mécanique avec un accompagnement vers l’emploi.
Des partenaires internationaux financent-ils des projets
Oui, le gouvernement belge soutient la santé et la gestion via les bourses ARES. De même, les bourses France Excellence Madagascar appuient les étudiants malgaches dans les filières agricoles ou touristiques.
Quelle est la procédure d’inscription
Pour les filières professionnelles, il faut contacter directement les ONG ou les centres locaux. Par ailleurs, les offres agricoles paraissent souvent sur les réseaux sociaux des institutions éducatives.
Les diplômes obtenus sont-ils reconnus
Ces parcours aboutissent généralement à une attestation ou un titre professionnel officiel. Ainsi, ce document valide les acquis techniques auprès des futurs recruteurs.
Une aide à la création d’entreprise est-elle prévue
Effectivement, certains programmes fournissentdes kits de démarrage avec des outils ou du matériel spécifique. Cela aide les diplômés à lancer leur activité indépendante dès la fin du cursus.
Existe-t-il des formations au numérique
Le secteur digital proposedes modules gratuits en développement web ou en marketing via des structures spécialisées. D’ailleurs, ces apprentissages restent très recherchés par les entreprises locales et internationales.





