L’Université de Picardie Jules Verne a ouvert un Master dédié à l’intelligence artificielle dans l’éducation et la formation. Soutenue par la Région Hauts-de-France à hauteur de 36 640 euros, cette formation accueille déjà 21 étudiants.
L’intelligence artificielle gagne du terrain dans les salles de classe et les organismes de formation. Son utilisation réclame toutefois des compétences qui dépassent la simple maîtrise des outils génératifs. Pour accompagner cette évolution, l’INSPÉ de l’académie d’Amiens propose un cursus consacré aux technologies éducatives. Les étudiants y apprennent à concevoir des dispositifs pédagogiques adaptés aux nouveaux usages de l’IA.
Un Master IAEF à la croisée de l’intelligence artificielle et de la pédagogie
Lancé en septembre 2026, le Master Intelligence Artificielle pour l’Éducation et la Formation (IAEF) relève de l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV). Il accueille une première promotion de 21 étudiants. L’établissement présente ce cursus comme le premier parcours français « nativement hybride ». Il associe l’intelligence artificielle, l’éducation et la formation. La deuxième année ouvrira à la rentrée 2027.
Cette spécialisation prépare notamment aux métiers d’ingénieur pédagogique, de chef de produit EdTech et de consultant en IA inclusive. Les diplômés pourront également exercer comme analystes de données d’apprentissage ou architectes de solutions pédagogiques fondées sur l’IA. Pour Christophe Bident, directeur de l’INSPÉ d’Amiens, ce Master complète deux parcours consacrés à la santé, au développement durable et à l’inclusion scolaire.
Un financement régional de 36 640 euros pour expérimenter l’IA
Le 15 octobre 2026, la Commission permanente des Hauts-de-France a voté une aide de 36 640 euros. Ce financement accompagne le lancement du Master IAEF dans le cadre d’un dispositif régional de soutien à l’enseignement supérieur. Une partie des fonds servira à acheter un mini-serveur dédié à l’intelligence artificielle. Les étudiants pourront ainsi manipuler des modèles d’IA dans un environnement informatique local.
L’équipement servira notamment à explorer les questions de souveraineté numérique et de protection des données. Des licences et abonnements logiciels compléteront les ressources destinées aux travaux pratiques. La formation prévoit aussi le développement d’outils pédagogiques pour les personnes ayant des besoins éducatifs particuliers.
Former à l’IA sans perdre de vue les besoins des apprenants
Le programme accorde une place importante aux questions éthiques. Fiabilité des contenus générés, biais algorithmiques, accessibilité et sobriété numérique figurent parmi les sujets étudiés. Les étudiants travailleront également sur l’adaptation des parcours d’apprentissage et les possibilités offertes par l’IA pour l’évaluation pédagogique.
Manoelle Martin, vice-présidente régionale chargée de l’enseignement supérieur, défend une utilisation maîtrisée de ces technologies, au service des apprentissages. Ce projet rejoint la feuille de route régionale « L’IA avec Nous », consacrée à l’appropriation de l’intelligence artificielle. À l’UPJV, il complète également le projet de Master MAIA, développé avec les universités d’Artois et du Littoral Côte d’Opale. Ce second cursus porte sur la maîtrise des applications de l’intelligence artificielle.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
